Soulager ses maux de tête grâce à la naturopathie.

La migraine, c’est quoi exactement ?

La migraine se différencie d’un mal de tête classique.

La migraine dite « sans aura », se caractérise par des maux de tête d’intensité variable selon les personnes, elle dure entre 4 h et 3 jours. La douleur est battante, localisées et s’intensifie à l’effort. Les crises peuvent être accompagnées de nausées, de vomissements, et/ou d’une hypersensibilité au bruit et à la lumière.

Dans la migraine dite « avec aura » les maux de tête sont associés à une aura, un trouble neurologique passager (trouble de la vue, de la sensibilité, du langage ou encore moteur…).

En France, une personne sur 10, en moyenne, souffre de migraines. Les femmes sont en général plus touchées que les hommes.

Que se passe-t-il dans notre tête lors d’une migraine ?

Physiologiquement, le déclenchement des crises a deux origines, vasculaire et neurologique.

Au niveau neurologique, des molécules oxydantes en trop grand nombre agressent la gaine de myéline des neurones, perturbent leur fonctionnement, et créent une réaction inflammatoire, on parle de stress oxydatif.

Au niveau vasculaire, on observe une contraction des artères situées à la base du cerveau, déclenchée par le système nerveux, en réaction à un « élément déclencheur ».

Cette contraction va diminuer l’apport de sang vers le cerveau. En réaction, notre système va protéger notre cerveau, en provoquant une vasodilatation réactionnelle. La dilatation des artères s’accompagne d’une inflammation qui va elle-même entretenir la vasodilatation, et ainsi de suite. C’est l’inflammation ainsi créée qui est à l’origine des douleurs de la migraine.

La naturopathie peut vous aider !

Bien que certaines migraines, soient associées à une prédisposition génétique, les facteurs internes ou externes qui favorisent le déclenchement de la crise sont bien souvent contrôlables. C’est à ce moment que la naturopathie intervient !

En naturopathie, on ne traite pas les symptômes, on mène un travail de fond afin de rechercher la cause première des troubles. Dans le cas des céphalées, il ne s’agit pas de conseiller la bonne plante capable « d’éteindre » le mal de tête mais de mener l’enquête à la recherche d’éventuels déséquilibres. Le mal de tête est un moyen pour notre corps de nous signaler que quelque chose dysfonctionne. Les causes peuvent être multiples.

Lors de la consultation, un bilan morphologique et une anamnèse complète de la personne permettent au naturopathe de mettre en lumière les facteurs physiques, psychiques et environnementaux qui déclenchent ou accentuent les troubles.

Prendre le temps de s’auto-évaluer

Il est important d’être à l’écoute de votre corps afin de discerner les signes avant-coureurs des migraines et anticiper leurs conséquences.

Portez une attention particulière à :

Vos changements d’appétit (pulsion pour la nourriture ou au contraire perte d’appétit).

Aux modification de votre humeur (joie intense puis mélancolie).

À la variation de votre énergie physique (forme éblouissante suivie d’une fatigue brutale.)

Les facteurs déclencheurs peuvent être multiples et il n’est pas toujours aisé de les identifier, ainsi, après chaque crise, je recommande aux personnes de tenir un journal détaillé de leur rythme de vie (alimentation, repos, sommeil, évènement stressant, émotions vécues) pendant plusieurs mois. Ainsi il sera plus facile de déterminer quels sont vos facteurs déclencheurs. Il faut souvent plusieurs déclencheurs présents en même temps pour déclencher une crise, alors qu’un seul déclencheur isolé n’aura aucun effet.

Les facteurs déclencheurs

Voici une liste de facteurs déclencheurs possibles ainsi que des outils efficaces que j’utilise régulièrement dans mon activité de naturopathe, qui, je l’espère vous aideront à trouver des réponses et vous permettront d’envisager de nouvelles approches de guérison.

Le stress

75% des cas de migraines seraient liés au stress. Le stress déclenche une cascade de réactions physiologiques (accélération du rythme cardiaque, baisse du taux de glucose sanguin, libération d’hormones…) qui prépare notre corps à fuir ou à combattre face à un danger. Ce mécanisme archaïque a toujours protégé les humains depuis la nuit des temps.  (Combat ou fuite face à un animal sauvage par exemple).

Aujourd’hui, il est rare que nous soyons confrontés à une situation qui soit une question de vie ou de mort. Que le déclencheur soit lié à la peur de manquer un rdv, au surmenage, à la pression, aux contrariétés familiales, on ne fuie pas, on ne se bat pas, nous gardons tout !

Au niveau musculaire, nos muscles squelettiques se tendent, créant une tension constante dans la région des épaules et du cou, ce qui affecte la circulation sanguine vers le cerveau et créer une diminution de l’activité cérébrale.

Au niveau circulatoire, le sang est davantage apporté aux muscles des membres au détriment du système gastro-intestinal. Le stress chronique engendre une mauvaise digestion et une mauvaise assimilation de certains nutriments qui peuvent être à l’origine des crises de migraine.

→ Mes conseils

Une saine gestion du stress aura des effets très positifs dans l’atténuation des maux de tête. Différentes approches peuvent être envisagées, seules ou en synergie selon les cas :

Le yoga

Les exercices de respiration (cohérence cardiaque, respiration pranayama)

La méditation

Les massages

Les bains chauds

L’utilisation de fleurs de Bach

Les huiles essentielles relaxantes (lavande fine, petit grain bigarade, camomille romaine…)

Les plantes antistress (rhodiola, millepertuis, passiflore…)

L’oligothérapie (magnésium, lithium, cobalt…)

Un accompagnement psychologique

Un travail en profondeur au niveau de la sphère émotionnelle pour réapprendre à exprimer ses émotions, cultiver des pensées positives et s’autoriser à lâcher prise.

L’alimentation

Sur le long terme, une alimentation non adaptée (alimentation acidifiante, associations alimentaires fâcheuses) provoque des déséquilibres de la flore intestinale et des problèmes d’absorption des nutriments essentiels, qui peuvent engendrer des carences, en magnésium, vitamine D, vitamines du groupe B, Fer ou Coenzyme Q10, qui peuvent avoir une influence directe sur le déclenchement des migraines.

→ Mes conseils

Soyez attentifs à la qualité ! Faites attention :

À l’excès de sucre, issu des produits industriels (sodas, glaces, biscuits, plats préparés…).

Aux édulcorants, type aspartame, présents dans les produits dit « allégés en sucre ».

Aux conservateurs et colorants présents dans les charcuteries industrielles, le vin, et les produits fumés. (Nitrites, sulfites…).

Aux exhausteurs de goût, comme le glutamate monosodique, présents dans de nombreux aliments transformés, produits allégés, sauce soja, bouillons cube et dans la cuisine chinoise.

Aux alcaloïdes (chocolat noir, thé noir, café*)

*Le café est parfois considéré comme un antimigraineux à cause de la vasoconstriction des vaisseaux qu’il provoque au niveau du cerveau, cependant la caféine est une molécule acidifiante pour l’organisme, sa consommation doit donc être raisonnable.

À l’alcool

Aux produits laitiers (surtout de vache)

Au gluten, contenu dans le blé, le seigle, l’orge…  Dans ce cas-là, la migraine peut être associée à la maladie cœliaque.

Soyez attentif à la quantité !

Les régimes restrictifs ainsi que le jeûne et les monodiètes peuvent eux aussi être des éléments à l’origine des migraines.

Un repas trop lourd ou trop gras peut congestionner certains organes digestifs, lesquels enverront un message inflammatoire au nerf de la zone crânienne auquel ils sont reliés, déclenchant du même coup une crise migraineuse.

Un repas trop copieux pourra également entrainer une hypoglycémie réactionnelle laquelle peut être à l’origine de migraine.

La déshydratation est également une cause fréquente de migraine. Il est alors conseillé d’augmenter sa consommation d’eau.

Faites circuler vos déchets !

Le bain dérivatif constitue une bonne méthode pour ramener toutes les toxines de l’organisme au niveau de l’intestin en vue de leurs éliminations. L’utilisation de bandes froides, selon la méthode France Guillain donne de bons résultats dans les cas de migraines.

La surconsommation médicamenteuse

Chez certaines personnes, les céphalées chroniques quotidiennes sont directement liées à une surconsommation médicamenteuse. Elles se déclenchent le plus souvent chez les migraineux qui souffrent de crises fréquentes et consomment des antalgiques simples ou des triptans plusieurs fois par semaine.

→ Mes conseils

Du coté des plantes, la grande camomille (contre indiquée en cas de prise d’anticoagulants) sera utilisée en tisane, pour ses vertus anti-inflammatoires et antioxydantes. La reine des prés et le saule blanc contiennent eux, de l’acide salicylique, antalgique. (Elles sont contre indiquées en cas d’allergiques à l’aspirine.)

L’huile essentielle de menthe poivrée biologique, peut être utilisée en massage et acupression sur les tempes.

Le CBD ou cannabidiol, est une molécule non psychoactive issue du cannabis. La prise d’huile de CBD biologique par voie sublinguale aura une action bénéfique sur la douleur.

Les changements de rythme

Un changement de mode de vie peut être à l’origine de maux de tête. Une prise de nourriture décalée, un changement d’horaires, d’altitude, de température, d’humidité, de pollution de l’air ou encore la sédentarité sont autant de facteurs porteurs de risques.

Le manque de sommeil

Une mauvaise nuit, un décalage horaire ou encore l’apnée du sommeil peuvent induire l’apparition de migraines. Un sommeil de mauvaise qualité perturbe les phases de sommeil profond, qui sont nécessaires à la production de sérotonine et de dopamine, deux neurotransmetteurs qui envoient des signaux de bien-être au cerveau. Le manque de sommeil est un déclencheur dans 70% des cas de migraine chez les jeunes.

→ Mes conseils

Il faut se coucher plus tôt ! On ne rattrape pas les heures de sommeil perdues, même en faisant la grasse matinée. S’endormir avant minuit permet de bénéficier d’une bonne recharge nerveuse. Il est important d’essayer de se coucher à heure fixe, et de s’aménager ponctuellement une plage de récupération en faisant une sieste si nécessaire.

Les fluctuations hormonales

Les fluctuations du taux d’œstrogènes aux différentes périodes de la vie d’une femme, (menstruations, contraception, grossesse, ménopause) peuvent déclencher des migraines. En naturopathie, on s’intéressera particulièrement à la santé du foie. Si celui-ci est congestionné, il ne pourra pas fabriquer correctement les précurseurs (composés impliqués dans une réaction chimique produisant un ou plusieurs autres composés) ni assurer un bon recyclage des hormones en excès.

→ Mes conseils

Plusieurs approches visant à soutenir ou à détoxifier cet organe peuvent être envisagées seules ou en synergie selon les cas :  

La traditionnelle bouillote de nos grands-mères à placer sur le foie, permet grâce à la chaleur dégagée localement, de booster la circulation sanguine et le travail hépatique.

L’utilisation de plantes, en tisane, gemmothérapie ou extrait de plantes fraîches (romarin, aubier de tilleul, chardon marie, gentiane…) est également très efficace.

Les problème structurels

Un accident, une mauvaise position de sommeil ou encore une anomalie de posture, peuvent engendrer une compression de certains nerfs, susceptible d’être à l’origine des maux de tête.

→ Mes conseils

N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un spécialiste (posturologue, ostéopathe…).

Vous pouvez troquer votre chaise de bureau contre une swiss ball qui vous assurera une posture optimale du dos et de la sangle abdominale.

La lumière bleue

Une exposition raisonnable à la lumière bleue émise naturellement par le soleil, n’est pas dangereuse pour la santé. En revanche une exposition prolongée à la lumière bleue artificielle émise par nos écrans (ordinateur, tablette, portable, TV, éclairages LED) provoque des sécheresses rétiniennes et de la fatigue visuelle, qui auront tendance à aggraver les maux de tête et les migraines. La lumière bleue pénètre depuis la rétine jusqu’au nerf optique, où se trouvent des cellules photosensibles qui communiquent avec le thalamus, la région du cerveau qui perçoit la douleur.

→ Mes conseils

Pensez à installer systématiquement un filtre anti-lumière bleue sur l’ensemble de vos écrans. Ils existent de nombreuses applications qui ajustent automatiquement la température de la couleur de votre écran. Personnellement j’utilise l’application gratuite f.lux®.

Mes recommandations sont données à titre informatif et ne se substituent pas au diagnostic du médecin.

Si vous avez besoin d’être accompagné pour trouver des solutions naturelles à vos maux de tête, prenez rendez-vous pour une consultation de naturopathie !

Je vous accueille tous les mercredis, en cabinet, à Boulogne-Billancourt et en téléconsultation, le reste de la semaine.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter.

Johanna FILIOL – Naturopathe – Paris et Hauts-de-Seine

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